"Le temps de la refondation est venu. C'est à cette refondation que je vous invite. Nous la conduirons ensemble." C'est ainsi que s'adresse Nicolas Sarkozy aux éducateurs dans sa lettre publiée aujourd'hui.
Avec cette adresse inédite d'un Président de la République aux enseignants, Nicolas Sarkozy a montré l'importance de l'éducation. Sans faire appel à un pseudo-âge d'or de l'éducation (Socrate disait déjà à son époque que le niveau baissait !), il ose dire que l'école d'après 68 est souvent allée dans le mauvais sens. Oui, il faut tenir compte de la personnalité de l'enfant mais cela ne doit pas se faire au détriment de la transmission qui est la raison même de l'école.
Le Président de la République fait face à l'impasse dans laquelle l'école est actuellement : 150.000 élèves sortant du système scolaire chaque année sans aucune qualification n'est pas acceptable. Repenser l'éducation est donc essentiel pour ces jeunes mais également tous les jeunes dont l'intégration dans le monde du travail est difficile. Enfin, du bon sens !
Point également important : le Président appelle les enseignants à travailler avec lui. Cette démarche collaborative est évidemment essentielle pour que cette refondation ne soit pas une réforme de plus. Cet appel aux enseignants est un signe supplémentaire de la mise en place d'une gouvernance moderne en France.
Loin de cet enjeu du XXIème siècle, certains restent encore malheureusement ancrer dans une image soixante-huitarde. Ainsi, Philippe Meirieu, pourtant grand pédagogue français, qui dans son blog, qualifie les décisions de Nicolas Sarkozy de "réactionnaires". Il va jusqu'à dire que le gouvernement voudrait imposer le modèle de l'école privée sous contrat et mettre à mal le "modèle de l'école républicaine" ; où va-t-il chercher tout ça ? Le système Meirieu, c'est la défense d'une école qui ne marche plus : un Etat fort, "plus de moyens", carte scolaire qui est plus injuste que l'inégalité qu'elle entend combattre...
Loin de cette idéologie (Meirieu parle de "philosophie"), la proposition de Nicolas Sarkozy est plus simple mais plus prometteuse : motiver par l'autonomie, diversifier l'offre éducative par la concurrence entre établissements, évaluer les résultats. Cela vaut le coup d'être tenté.

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