Ségolène Royal effectue une visite de 5 jours au Sénégal. La Présidence de Poitou-Charentes, ça fait voyager, que voulez-vous ?
La concurrente de Martine Aubry a donc demandé "pardon pour le passé" "à tous les peuples africains qui ont souffert par nous et pour nous", rien que cela ! Une fois de plus, c'est de la compassion facile et qui ne coûte rien à Mme Royal. Comme le dit très bien Pascal Bruckner dans son indispensable Tyrannie de la pénitence, "sous couvert de respecter les différences culturelles ou religieuses, on enferme les individus dans une définition ethnique ou raciale. [...] Par une dialectique perverse, on renforce les préjugés qu'on voulait extirper : on ne peut plus considérer l'autre comme un égal mais comme un inférieur, un opprimé perpétuel dont les épreuves passées nous intéressent plus que les mérites présents." C'est ce qu'avait rejeté avec courage et clarté le Président Sarkozy. Sainte-Ségolène-de-Poitiers n'y a rien compris et tombe dans cette suffisance bigote de la gauche. Le pire est qu'elle semble parler au nom de la France alors que nous ne lui avons rien demandé, quel culot ! Pour une socialiste aussi à cheval sur les principes démocratiques, on peut s'étonner qu'elle, la recalée de 1997, se permette de s'exprimer au nom de l'Etat français. Comme toujours, faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais !
On aurait plutôt aimé qu'elle dise un mot sur les gays persécutés pour leur orientation sexuelle dans ce magnifique pays qu'est le Sénégal (récemment une condamnation de 8 ans de prison a été prononcée !). On remarque l'influence grandissante de l'Islam radical sur la société sénégalaise et ses ravages sur les homosexuels dont la persécution s'amplifie. Et après, on donne des leçons de droits de l'Homme à la France, on croit rêver ! Voir le reportage ci-dessous très parlant, malheureusement, sur le sujet.
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