Jean-François Probst se lâche sur les relations entre les politiques français et Omar Bongo. Savoureux...
Jean-François Probst se lâche sur les relations entre les politiques français et Omar Bongo. Savoureux...
Christine Albanel, la Chantal Goya de la Culture, essaye tant bien que mal de défendre son HADOPI. On salue sa persévérance pour une mesure inefficace et contraire aux libertés. Le Conseil constitutionnel a tout simplement fait preuve de raison et défendu la liberté individuelle. Bravo !
Les résultats sont donc tombés : Victoire de l'UMP ("pari réussi" pour Nicolas Sarkozy comme l'a reconnu Pierre Moscovici) et d'Europe écologie, défaite cinglante du PS et du Modem. Tour d'horizon des enseignements du scrutin.
L'anti-sarkozisme ne fait plus recettes. Le PS et le Modem qui appelaient à un vote-sanction étaient persuadés que cette ligne les favoriserait en cette période de "crise financière". Ce fut une magistrale erreur. Les citoyens semblent lasser du "tout sauf Sarkozy" et attendre des réponses concrètes à nos temps troublés. Ce point est intéressant car il montre que, loin du débat caricatural "méchant libéralisme"/"gentil socialisme" asséné toutes les heures dans les médias, les Français sont plus complexes et cherchent plutôt des réponses innovantes que des vieilles idéologies. C'est une bonne nouvelle !
Sarkozy est un excellent tacticien. Malgré l'abstention, la majorité présidentielle est largement en tête, une première depuis 1979 ! L'engagement du Président dans la campagne, sa stature internationale affirmée ont vraisemblablement été décisifs. Nicolas Sarkozy montre qu'il est toujours le leader à droite et qu'il sait faire gagner son camp. De bon augure pour 2012.
L'écologie a gagné. Il ne faut pas croire qu'Europe écologie (EE) va remplacer le PS. Nous avons déjà eu droit au grand soir des souverainistes, à celui du centre-gauche de Tapie et cela n'a jamais duré. La diversité des listes d'EE a permis un large rassemblement des électeurs. La thématique a énormément joué : le développement durable, l'écologie sont la grande mode du moment. Le film "Home" en est l'illustration. La victoire d'EE, c'est la victoire d'un thème, c'est la volonté des électeurs d'avoir des réponses à cette problématique. Et Fillon a été malin de reprendre l'environnement dans son discours : une manière de récupérer un thème politique dont, il est vrai, la droite a été le vrai promoteur dans une politique de gouvernement avec son Grenelle de l'environnement.
"La gauche est dans le trou". Cette phrase de Jean-Luc Mélenchon résume bien la situation de la gauche, totalement divisée. Dans le Sud-Est et en Île-de-France, le PS est même en troisième position ! Pas étonnant à vrai dire. Le parti socialiste ne cesse de donner des leçons, de s'ériger en vigie de la République alors qu'il est incapable de répondre aux attentes des Français. Arnaud Montebourg déclarait ainsi ce soir sur le plateau de TF1 qu'il y a une "demande de gauche" et que le PS doit la faire venir au pouvoir. Encore une fois, les socialistes se proclament porte-parole de citoyens qui n'en veulent pas. Quand le comprendront-ils ? Sur France 2, Mélenchon s'est engueulé avec Moscovici, avec Cohn-Bendit, avec Peillon. On se croyait au café socialiste du commerce : invectives, grandes gueules... En un mot : ridicule. Martine Aubry n'abandonne pas le Titanic Solférino mais pour combien de temps ? Ségolène Royal a la voie libre pour 2012 et il faudra s'en méfier.
Ces Européennes 2009 auront été nullissimes. Les thèmes européens ont été totalement étouffés par l'ambition présidentielle des uns, les divisions idéologiques des autres. Comme tout le monde, j'ai reçu l'enveloppe de propagande des différentes listes avant les élections de ce dimanche. Qu'en retenir ?
1/ Plus écolo que moi tu meurs ! Comme l'a montré le documentaire de Yann Arthus-Bertrand Hier soir sur France 2 (l'empreinte carbone de ce film doit battre tous les records mais cela n'a l'air de déranger personne), l'écologie et le développement durable sont à la mode. Chaque liste rivalise d'écolo-compatiblité : l'UMP et le PS plaident tous les deux en faveur "d'une croissance verte", même le NPA veut une "révolution écologique" (sans rire !). L'alliance écologiste indépendante a le mérite de la fraîcheur même si elle est ridicule avec son Francis Lalanne, son Patrice Devret, son "mangeons-moins de viande !"
2/ Européens de tous les pays, protégeons-nous ! La crise a permis aux politiciens de reprendre du poil de la bête. Ils n'ont jamais protégé que leur personne mais cette fois, croyez-les, ils vont tous nous protéger. Le FN et Libertas de de Villiers prônent le protectionnisme alors que l'on sait que le protectionnisme n'a qu'un effet : empêcher les entreprises nationales de s'adapter au marché, leur donner un monopole et, au final, augmenter les prix à la consommation. L'UMP veut une meilleure régulation financière qui n'a pas fonctionné pour la crise en question mais bon... Le PS comme le Modem veulent harmoniser la fiscalité ; effet garanti : on investira donc hors de l'Union à ses frontières là où la fiscalité sera la meilleure (et oui le marché de la fiscalité existe, n'en déplaise aux socialistes). L'extrême-gauche, elle, a la solution : "changer la vie" (Front de gauche), "un plan de rupture avec le capitalisme" (NPA) ou "interdire les licenciements" (Lutte ouvrière). On nous vend une chimère de protection qui peut rapporter des voix. Le problème, c'est qu'en matière de marketing, la promesse doit être concrétisée. Et cela, les politiques le comprendront vite.
3/ J'ai rien à dire mais je le dis quand même. Ce qui est surtout frappant dans ces "professions de foi", c'est le vide intersidéral des propositions. Un florilège : "la clause de l'Européenne la plus favorisée pour que les droits gagnés pour les femmes dans un pays européen soient étendus à tous les autres" (Front de gauche), "une Europe juste qui préserve la paix, défend les libertés et respecte la dignité humaine" (Europe écologie), "une Europe sociale et écologique, plus active, plus démocratique, plus solidaire" (PS). La palme revient au Modem : "promouvoir un projet de société qui concilie l'exigence sociale, l'impératif démocratique et l'urgence écologique", "défendre le modèle social européen en mettant en place un plan de convergence sociale", "anticiper le vieillissement démographique en le prenant en compte dans chacune des politiques publiques de l'Union", créer une avant-garde européenne formée à partir des pays de la zone euro pour sortir l'Europe de l'immobilisme". Avec des messages aussi creux ou aussi utopiques, comment penser que les électeurs vont se mobiliser pour le 7 juin ?
L'Europe concrète n'existe pas aux yeux des Français et c'est compréhensible. Dimanche, le choix sera difficile. J'hésite entre deux choix : le choix du cœur avec Alternative libérale qui est le seul mouvement à proposer des mesures de liberté (économique, sociale...) et le choix de la raison avec l'UMP-Nouveau centre pour infliger une défaite importante au PS afin qu'il nous fiche la paix.
Rendez-vous ce dimanche pour les résultats !
Je suis un homme libre
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