Des quartiers du Val d'Oise sont donc à feu et à sang après la mort de deux jeunes à moto. Une fois de plus, on nous ressort la question du "malaise social", de la détoriation du dialogue entre les soi-disant "jeunes" et la police.
Rappelons les faits : deux jeunes en mini-moto et sans casques percutent de plein fouet un véhicule de police. On notera déjà quel risque ces jeunes ont pris sans aucune protection et sur un engin qui n'est pas fait pour la route. Il faut attendre l'enquête mais l'accident de la circulation devient une thèse de plus en plus crédible. Cette mort est évidemment terrible pour les familles. Mais pourquoi une telle violence ? Par chagrin ? Par solidarité ? En raison du "malaise social" ?
Foutaises évidemment ! Il s'agit simplement d'émeutes dont le prétexte est bien trouvé ("la mort de deux jeunes"). Pourquoi brûler une école maternelle ? Pourquoi détruire une bibliothèque municipale ? Pourquoi tirer sur des policiers dans l'intention de les tuer ? Il s'agit tout simplement d'actes anti-démocratiques, contre la culture, contre l'éducation, contre la loi, contre la liberté. Cette France de la haine, les électeurs lui ont clairement dit non en élisant Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.
C'est tout à l'honneur de François Fillon d'avoir présenter ses condoléances aux proches des victimes de l'accident, d'avoir réconforté pompiers et policiers qui font simplement leur boulot et d'avoir dénoncé ces faits comme criminels. Loin de la caricature socialiste ("c'est la faute au malaise social et au gouvernement qui n'a rien fait" comme si cela justifiait des actes aussi barbares) et lepéniste ("c'est la faute aux immigrés"), le gouvernement montre par sa fermeté et sa compassion que le problème des banlieues est complexe mais que les émeutes et le désordre sont inacceptables.
Les médias français me semblent tellement peu francs que j'ai préféré mettre un passage de CNN sur cette affaire. Il est navrant de voir l'image que cela donne de notre pays.
Les commentaires récents