Dans le contexte français où s'opposent encore, dans l'esprit des médias et des politiques, patrons et employés, capital et social, il est à signaler l'espace Principal Voices qui est un lieu d'échanges sur les défis majeurs du monde d'aujourd'hui.
En 2007, Principal Voices s'est donné trois grands axes de réflexion : les entrepreneurs "sociaux", la technologie et l'innovation, les énergies alternatives. Il ne s'agit pas d'une énième initiative d'altermondialistes quelconques mais plutôt un effort collectif pragmatique pour rendre notre monde meilleur. Point d'idéologie mais simplement des solutions données par des citoyens du monde entier grâce à un seul canal : le web.
Gadget superficiel ? Loin de là à en juger, par exemple, par le projet de Fab Lab développé par Neil Gerschenfeld : il s'agit d'un atelier composé de machine-outils qui peuvent construire tout ce que l'on veut. Son utilisation dans les pays en voie de développement est fantastique puisqu'il permet à certaines populations de construire des micro-équipements dont elles ont besoin. Ce projet va de pair évidemment avec un partage gratuit des connaissances via le web qui rend ce développement possible et très peu onéreux. L'autre avantage est qu'il laisse une véritable place à la créativité et rend l'individu acteur de son propre développement : chaque citoyen du monde construit le produit ou même l'oeuvre d'art qui lui convient ; pas de big government pour mettre des barrières réglementaires, la seule limite est la créativité de chaque individu sur Terre !
Cela illustre une fois de plus la liberté du web et la formidable capacité d'échanges de savoir qu'elle permet. Au lieu de chercher à réguler l'internet comme certains le souhaiteraient en France (voir notamment l'édito d'hier de Laurent Joffrin dans Libération), il faut mettre le paquet pour développer l'accès des citoyens du monde au web qui est un facteur puissant de développement.



